Les Vieilles Carettes

Les Vieilles Carettes

Les Vieilles Carettes

Les Vieilles Carettes

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Feux d'hivers - Calais 2018
Cabaret : Jacques Bonnaffé
Les vieilles Carettes : Jac et compères
Dates :
Aucune date prévue pour le moment.

VIDÉO : https://vimeo.com/416327377?share=copy&fl=sv&fe=ci

C’est l’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé, sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un barnum d'au moins quatorze baraques à frites…. VIEILLE CARRETTE

LES VIEILLES CARETTES ?.

Un cabaret de paroles à boire et à chanter. L’histoire d’un gars qui n’a plus d’histoire. Tout a brûlé ! Sauf peut-être ses souvenirs, du temps qu’il se baladait avec un grand cirque, un barnum d’au moins quatorze baraques à frites, théâtre permanent avec ses invités changeants, des rires, les bravos comme avant ! Aujourd’hui il lui reste une vieille carette à bras avec quelques loques et quelques bouts d’histoires en tête. Un homme à la croisée des chemins. Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Continuer ou bien repartir ? Sourire à c’t’heure, c’est à pleurer, vu tout ce qui arrive !

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*Paraitrait qu’au début il appelait son grand retour le mi j’pleure pas et qu’à force de promener sa gueule dévastée, il avait renouvelé son style, les blagues alternaient avec des poèmes sérieux d’une beauté panoramique exaltée. Lui prétendait parler avec son temps….

Le répertoire change selon les soirs, selon les villes. Son matériau c'est du recyclable, des histoires d'hier et des légendes actuelles, des poèmes, des pamphlets passagers, des hymnes pour rêver. Tout un cabaret sorti d'une vieille charrette à bras, et l'espoir de se refaire en partant de rien.

Feux d’hiver - Calais 2018 - à la demande de Francis Peduzzi et de l'équipe du Channel à Calais, commande d’un spectacle qui évoquerait le Nord, ses langages et ses parlures, réunirait Raoul de Godewaersvelde, Zeph Cafougnette et des poètes d'aujourd'hui. Ajoutons qu’il y a une complicité avec le public. L’écriture se fait en chemin, vu que l’ carette elle roule incore !* IMG_1651%202%20copie!

Article à Calais, Feux d’hiver par André Hidalgo.

Dans la catégorie Théâtre populaire, le Channel a nommé Jacques Bonnaffé. L’acteur et metteur en scène natif de Douai a composé une forme poétique, comique et folklorique spécialement pour le festival. Affublé d’une carriole et de costumes glanés en résidence chez Emmaüs, Jacques Bonnaffé donne avec Les vieilles carettes une performance qui demeurera comme un souvenir rare d’authentique émotion collective. La poésie, les mots de Jacques Brel et de la culture populaire tissent la matière dont on fait les très grands moments de théâtre. Porté par les chants repris en choeur par la salle entière, l’initié comme le néophyte danse au rythme du ch’nord et rit à gorge déployée. Vrai clown triste qui sous une façade de bonne humeur abrite des abîmes de sensibilités, amoureux du verbe, Jacques Bonnaffé mérite amplement que les foules tous azimuts se déplacent pour l’écouter.

Article à l'île de Vassivière, festival Paroles de conteurs par Françoise Varen.

Un homme, sans âge, tirant une vieille « voiture à bras », lourde d'un passé qui le résume et qu'il a un peu peur d'exhumer, malgré l'envie qu'il affiche de la fouiller avec le public. Il a tout perdu. Autrefois, avec d'autres à la limite de l'étrangeté, de la différence, il était forain, marchand de contes, d'histoires, de mots (les siens et ceux des autres). Cela, c'était avant la grande catastrophe qui l'a mis sur la route avec son maigre bagage, ramassis hétéroclite de vêtements, de déguisements, de musique, de souvenirs qu'il inventorie avec les spectateurs, luttant contre la fatalité et la malchance. Alors resurgissent ses souvenirs : le Nord, sa langue, ses carnavals, ses bandes, ses héros du quotidien, la vie de caravane avec les autres forains montreurs de curiosités... Il convoque tous ceux qui ont contribué à son histoire, les confondant au hasard de leur surgissement : Arthur Rimbaud, Jules Mousseron, Jacques Darras, Lucien Suel, Charles Aznavour, Raoul de Godsvarvelde, Dominique Sampiero, Jean-Pierre Verheggen. Il explique, joue de la dérision, commente devant un public complice, traduit quelques mots, entre rire et émotion, pousse une chanson reprise en choeur par la salle, souffle quelques notes qui trouvent un écho.Il se souvient d'amis avec des accents différents et des contes orientaux s'invitent dans le ciel du Nord, avec une parenté gouailleuse. Encore et encore il marche. On ne peut s'empêcher d'établir une corrélation entre ce p e r s o n n a g e d e fi c t i o n e t l'interprète. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir les spectacles précédents de Jacques Bonnaffé, il y a dans ces «vieilles carrettes» un échantillon de ce qui a fait sa marque de fabrique et ses succès.

Tirant s’carette dans le noir, il tourne en rond — Allez va comme j’te pousse… ch’est l’gars qui s’amène avec une vieille carette et pis ch’est toute ! Hé hé hé on peut d’jà dire qui tient ses engagements ! Quoi quoi ? Ch’est l’gars qui s’amène avec une vieille carette et pis ch’est toute ! Pour le rêve et la pacotille, vous n’avez qu’à vous adresser à votre imagination : www imagina-tion.fr, là vous aurez un char tout achalandé, précédé par des bandes de musiques rares, avec des lampions comme dans l’temps et puis des lustres et des lustres ! De la verroterie mais de la vraie ! Des lustres à pampilles au-dessus des têtes à bout de perches. Des lumières mirobolantes et des airs de triomphe « arlève-te adresse-te, frotte et’bedaine contre el’mienne Philomèle… T’iros ti, à m’mode que j’iros mi, te crois pas des fois ti, que j’laisseros pour ti mi» (Extrait intro).

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Textes et montages de Jacques Bonnaffé, emprunts à Jules Mousseron, Lucien Suel, Raoul de Godewarsvealde, Jean-Pierre Verheggen… Le spectacle a été créé le 27 décembre 2017 à Calais au festival Feux d'hiver. Production / Mentions obligatoires : co-production compagnie faisan – Jacques Bonnaffé et Le Channel, scène nationale de Calais

Jacques Bonnaffé Une capacité obstinée à faire voisiner le grand et le petit, selon Prévert « C’est quand il n’y a pas grand monde qu’il y a grand chose. » (Fatras)